L’amaryllis pardonne la soif, rarement l’excès d’eau. Un bulbe gorgé pourrit en quelques semaines, alors qu’un bulbe laissé au sec repart sans rancune quand on le réhydrate. Le geste de base tient en une consigne : arroser peu, au pied, et seulement quand les 2 à 3 premiers centimètres de terreau sont secs au toucher.
Son bulbe stocke déjà les réserves du premier départ.
- Arroser peu et au pied, uniquement quand les 2 à 3 premiers centimètres de terreau sont secs.
- Un bulbe gorgé d’eau pourrit en quelques semaines, tandis qu’un bulbe sec repart sans problème à la réhydratation.
- Les feuilles qui jaunissent avec un terreau humide signalent un excès d’eau ; les feuilles flasques signalent la sécheresse.
- Un bulbe enrobé de cire ne doit jamais être arrosé, il fleurit sur ses seules réserves.
Les premières semaines : presque rien
Juste après la plantation, un arrosage léger suffit à humidifier le terreau. Ensuite, on attend. Tant que la hampe florale n’a pas percé et atteint une dizaine de centimètres, on garde le substrat à peine frais, jamais détrempé. Les racines, encore peu nombreuses, ne pompent presque rien, et l’eau en excès stagne autour du bulbe.
Certains jardiniers trempent les racines, pas le bulbe entier, dans de l’eau tiède pendant 2 à 3 heures avant la mise en pot. Cela réveille un bulbe resté des mois au sec dans un sachet.
Une fois la tige lancée, la cadence monte à un arrosage par semaine environ, à ajuster selon la chaleur de la pièce. Une hampe peut gagner plusieurs centimètres par jour, et le feuillage suit. La floraison arrive en général 6 à 8 semaines après la plantation, parfois un peu plus tôt dans un salon chauffé.
Arroser sans noyer le collet
On verse l’eau sur le bord du pot, jamais sur le haut du bulbe. Les écailles retiennent l’humidité, et c’est là que s’installent les moisissures. Le pot doit être percé, et la soucoupe se vide environ 20 minutes après l’arrosage. Un bulbe qui trempe en permanence dans une coupelle perd ses racines en quelques semaines.
Un bulbe enrobé de cire ne reçoit aucune eau.
Ces bulbes, très vendus en fin d’année, fleurissent sur leurs seules réserves, sans terre ni pot. Arroser n’apporterait rien et risquerait de faire pourrir la base sous la cire. La floraison passée, on peut tenter de les rempoter après avoir retiré la cire, mais leurs chances de refleurir l’année suivante restent minces.
L’eau du robinet convient si on la laisse reposer à température ambiante. Dans les régions au calcaire marqué, l’eau de pluie évite les dépôts blancs sur le terreau.
Lire les signaux du feuillage
Des feuilles qui jaunissent alors que le terreau reste humide signalent un excès d’eau. Le bulbe peut devenir mou, avec parfois une odeur de moisi. On dépote alors, on retire les écailles brunes et on laisse sécher quelques jours avant de rempoter dans un terreau neuf.
Un bulbe mou sous le pouce est un bulbe en train de pourrir.
À l’inverse, des feuilles flasques et un terreau qui se décolle des parois du pot trahissent la soif. Un arrosage copieux suivi d’un bon égouttage règle le problème en un jour ou deux.
Après la fleur, un autre calendrier
Quand la fleur fane, on coupe la hampe près du bulbe mais on garde les feuilles, qui rechargent la réserve pour l’année suivante. L’arrosage redevient régulier, avec un engrais riche en potasse toutes les deux semaines. Dès la mi-mai, le pot peut sortir sur un balcon ou une terrasse à mi-ombre. Dehors, la chaleur et le vent imposent de vérifier le terreau tous les deux ou trois jours.
Fin août ou début septembre, on espace puis on stoppe les arrosages. Le feuillage jaunit et se coupe, et le pot passe 8 à 10 semaines au frais (10 à 15 °C) et à l’obscurité. Un cellier ou un garage hors gel fait l’affaire.
À la reprise, un premier arrosage léger sur un pot ramené à la lumière relance la végétation. La hampe perce généralement en 2 à 4 semaines, ce qui permet de viser une floraison pour les fêtes en relançant le bulbe début novembre.