Une clématite fraîchement plantée réclame environ 10 à 15 litres d’eau par semaine en l’absence de pluie, versés au pied en un seul passage plutôt qu’en petites doses quotidiennes. Ce rythme vaut pour les deux premières années, le temps que les racines descendent chercher la fraîcheur en profondeur. Ensuite, la plante devient nettement plus autonome en pleine terre.
- Une clématite jeune demande 10 à 15 litres d’eau par semaine en absence de pluie
- Un paillage de 5 à 8 cm garde le sol frais et réduit l’évaporation
- En pot, l’arrosage quotidien s’impose l’été, surtout en récipient de terre cuite
- Le flétrissement fongique se prévient en arrosant au pied sans mouiller le feuillage
Le pied à l’ombre, la tête au soleil
Ses racines veulent de la fraîcheur, ses tiges de la lumière.
Dans la nature, la clématite grimpe à travers les haies et les lisières, enracinée dans un sol ombragé et riche en humus. Au jardin, cela se traduit par une terre qui ne doit jamais se dessécher en été, sans pour autant rester détrempée. Un paillage de 5 à 8 cm d’épaisseur (écorces, compost mûr, tontes séchées) ralentit l’évaporation et garde le sol frais. Une pierre plate, un arbuste bas ou des vivaces couvre-sol plantés devant le pied remplissent le même rôle.
Quelle quantité, à quel rythme
Les hybrides à grandes fleurs sont les plus gourmandes, parce qu’elles produisent beaucoup de feuillage et de boutons en quelques semaines. Les clématites botaniques, comme Clematis montana ou Clematis armandii, supportent mieux un épisode sec une fois bien installées.
En été, un arrosage copieux par semaine suffit généralement en sol ordinaire, deux par temps de canicule. Mieux vaut verser lentement, au pied, à quelques centimètres de la base des tiges, pour que l’eau s’infiltre au lieu de ruisseler. Le matin reste le meilleur moment, car la plante dispose alors de réserves pour affronter l’après-midi.
Le test du doigt suffit : à 5 cm de profondeur, la terre doit être fraîche.
En pot, un tout autre régime
Un pot se dessèche bien plus vite qu’un massif, et la clématite le fait savoir. Par forte chaleur, il faut parfois arroser chaque jour, surtout si le contenant est en terre cuite exposé au sud. Le contenant doit mesurer au moins 40 cm de profondeur et comporter des trous de drainage, avec une couche de billes d’argile au fond. En hiver, des cales sous le pot évitent que l’eau de pluie ne stagne autour des racines.
Un engrais liquide pour plantes à fleurs, dilué dans l’eau d’arrosage toutes les deux semaines de mai à août, compense les nutriments lessivés par les arrosages fréquents. Sans cet apport, les feuilles pâlissent en milieu de saison.
Ce qui fait flétrir une clématite
Le flétrissement, causé par le champignon Calophoma clematidina, touche surtout les hybrides à grandes fleurs : une tige entière noircit et s’effondre en quelques jours. L’humidité sur le feuillage favorise sa propagation, d’où l’intérêt d’arroser au pied sans jamais doucher la plante. Planter le collet 5 à 10 cm sous le niveau du sol permet aussi de conserver des bourgeons dormants protégés, capables de repartir.
Taillées au ras du sol, les tiges atteintes laissent souvent la plante repartir.
Soif et excès d’eau se confondent facilement. Une plante qui manque d’eau flétrit, voit ses bords de feuilles brunir et laisse tomber ses boutons avant l’ouverture. Un sol saturé provoque plutôt un jaunissement progressif, avec une terre lourde et froide au toucher. En sol argileux, du gravier ou du sable grossier mélangé à la terre au fond du trou de plantation améliore le drainage.
La clématite s’accommode des sols neutres à légèrement calcaires, ce qui rend l’eau du robinet tout à fait acceptable. L’eau de pluie, récupérée dans un bac et laissée à température ambiante, reste toutefois plus douce pour les racines que l’eau glacée du tuyau en plein été.